Rappels à la loi

LA PROTECTION DES CHAUVES-SOURIS

Toutes les espèces de chauves-souris sont protégées par la loi sur le territoire de l’île de La Réunion
(arrêté ministériel du 17 février 1989). Il est donc interdit de les détruire, de les capturer, de les transporter, qu’elles
soient vivantes ou mortes et/ou de les déranger.
Les sanctions pénales encourues s’élèvent à 15 000 € d’amende et à un an de prison et peuvent être doublées en coeur
de parc national ou au sein d’une réserve naturelle.

L’évolution démographique à La Réunion, la transformation et la densification de l’habitat rend la cohabitation de plus en
plus problématique entre l’homme et les chiroptères. Les bâtiments anciens comme les bâtiments nouveaux,
sont utilisés par les chauves-souris pour nidifier. Une sensibilisation et une communication sur cette problématique
sont nécessaires auprès des différents acteurs du bâtiment (agences immobilières, syndicats de copropriété,
entreprises de rénovations…) ; acteurs qui nous demandent d’intervenir rapidement sans parfois comprendre les contraintes
réglementaires et écologiques.

ÉTUDE ET PROTOCOLE

Avant chaque demande de protection d’un bâtiment, nous faisons appel à un bureau d’études spécialisé ; ECO-MED, qui réalise les inventaires de chiroptères et observations sur site (taux d’occupation, mesure d’impact environnemental, prescriptions techniques appropriés). Ensuite, le protocole est soumis au service de la DEAL, compétent en la matière.

PROTOCOLE DE MISE EN OEUVRE

Selon les préconisations du bureau d’études,nous mettons en oeuvre des solutions appropriées aux bâtiments.
Le but est d’intervenir avec un minimum d’impact sur les individus. Aucune intervention n’est programmable pendant la
période de reproduction (novembre à mai).

IDENTIFICATION DES ZONES OCCUPÉES

Prévention : calfeutrage des ouvertures des bâtiments non colonisés.
Délocalisation : pose de gite de substitution. Si nécessaire, il peut être proposé un suivi
d’efficacité sur 5 ans par le bureau d’études ECO-MED.

Mise en place de dispositifs anti-retours sur les zones occupées, afin d’éviter le risque d’enfermement.
Le but est de choisir les solutions entraînant un minimum d’impact sur les individus et permettant une cohabitation harmonieuse.

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Trois types de chauve-souris à La Réunion

LA ROUSSETTE NOIRE

Un mégachiroptère endémique des îles des Mascareignes. Elle avait disparu de l’île de La Réunion depuis le début du 19ème siècle. Aujourd’hui, une très petite population
s’est installée dans l’est en provenance certainement de l’île Maurice.
• Spécificités : grand, pelage brun, environ 1 mètre d’envergure
• Alimentation : fruits et végétaux
• Mode de vie : reste suspendue à une branche la journée et sort en fin d’après midi et durant la nuit
 

Crédit Photo: Shutterstock

LE PETIT MOLOSSE

Un microchiroptère. Il est présent dans toute l’île.
• Spécificités : petite chauve-souris, au pelage brun sombre, mesure environ 20 cm d’envergure. La queue est libre et dépasse de plus de 1 cm de la membrane
• Alimentation : insectes
• Mode de vie : la journée, il forme des colonies et trouve des refuges dans des falaises, grottes, ravines et fissures. Il affectionne aussi les espaces étroits comme les bâtiments (sous les tôles, joints de dilatation …) et sous les ponts. Dès le crépuscule, il part à la recherche d’insectes durant la nuit
• Reproduction : durant l’été austral (novembre – décembre)
 

Crédit Photo: Shutterstock

LE TAPHIEN DE MAURICE

Un microchiroptère présent également à Maurice, à Madagascar et en Afrique continentale.
• Spécificités : taille moyenne, mesure environ 30 cm d’envergure, ventre blanc, pelage dorsal poivre et sel
• Alimentation : insectes
• Mode de vie : durant la journée, il se repose contre les troncs d’arbres, dans des fissures des rochers, sur les façades… Lorsque la nuit est tombée, il prend son
envol pour chasser
 

Crédit Photo: Shutterstock

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